Un bon dernier quart d'heure !
L'équipe de Tunisie a attendu le dernier quart d'heure pour montrer le nez avec la rentrée de Chikhaoui, Chermiti et Nafkha
Stade Ernst-Happel. Temps glacial (-2°). Pelouse en très bon état. Public nombreux. Autriche-Tunisie (0-0). Arbitrage : Olsiak Pavel (Slovaquie).
Tunisie : Methlouthi, Ben Frej, Bekri, Abdi, Hagui, Zaïem (Chikhaoui 67'), Mnari, Belaïd (Nafkha 80'), M. Nafti (Zouaghi 65'), Santos (Chermiti 75'), Jemaâ (Ben Saâda 85').
Autriche : Mannuiger, Garics, Stranzl, Schiener, Garcaliu, Aufhanser, Leitgeb (Duchez 64'), Kavlak, Kienast, Ivanshitz, Kuljek (Hanik 46').
En première mi-temps, l'équipe de Tunisie a joué en dedans avec, à l'exception de Santos placé seul en pointe, neuf joueurs derrière la ligne ! Et quand il fallait remonter le terrain, le problème se posait quant à l'animation, sur notamment le couloir droit, où non seulement Zaïem semblait en difficulté, mais aussi en l'absence d'une contribution effective de Ben Frej. Certes, le onze national s'est procuré deux occasions de scorer par Jemaâ (10') et Zaïem dont le tir s'écrase sur la barre transversale, mais la progression semblait laborieuse faute d'un meilleur soutien de l'entrejeu à l'attaque. Et lorsque les Autrichiens parviennent aisément à mettre les avants tunisiens à plusieurs reprises en position de hors jeu, la difficulté devenait alors insoluble... D'autant que les demis n'ont pas cherché à effectuer les dédoublements pour justement éviter le hors-jeu piège autrichien.
Mathlouthi efface deux buts
Et comme en pareilles circonstances le danger n'est pas absent pour la défense tunisienne et surtout le gardien Mathlouthi, heureusement bien placé sur deux très sérieuses alertes pour effacer deux buts certains (20' et 35').
En seconde période, le sélectionneur national ne change rien à la manière ni à la disposition des joueurs. Les arrières fixes, 5 joueurs au milieu du terrain dont Jemaâ (!), obligé de revenir jusqu'au niveau de la zone des 30 mètres, voire celle de Bekri, et enfin un Santos errant seul en pointe. C'est évident, la priorité était d'éviter d'encaisser et de chercher, le cas échéant, un contre qui n'arrivait pas pour surprendre les Autrichiens. Par conséquent, un jeu stéréotypé et loin d'être efficace comme on ne le souhaite guère dans deux mois à la CAN.
Jemaâ jusqu'à l'épuisement
Les Autrichiens devaient du reste prendre le match en main et venir presser la défense tunisienne, obtenant deux bonnes occasions dont l'une sauvée sur la ligne par Hagui. Alors qu'en même temps, le seul attaquant en vue, en l'occurrence Jemaâ, devait perdre énormément de ses moyens après tant d'efforts à faire la navette entre la défense et l'attaque.
La rentrée de Chikhaoui, Chermiti puis Nafkha apporta beaucoup plus d'animation dans le jeu d'attaque jusque-là timide, malgré toute la bonne volonté de Jemaâ. Cela permit à l'équipe nationale de prendre le pas sur son vis-à-vis mais nous sommes restés, hélas, sur notre faim dans la mesure où ces changements auraient dû intervenir à la reprise. L'enseignement majeur de ce match reste ceci : Chermiti, Chikhaoui et Nafkha ont marqué des points hier en vue de la CAN 2008.